Affaire DSK : la traduction est-elle coupable?

DSK

Les faits

Accusé d’agression sexuelle par une femme de chambre, Nafissatou Diallo, Dominique Strauss Khan comparait le 15 mai dernier au tribunal de New York.

La bataille judicaire la plus médiatisée de l’année 2011 commence et prend très vite une dimension symbolique, suscitant les passions des médias et des lecteurs.

Mais l’accusation est petit à petit entachée de doutes sur sa fiabilité. La défense soulève des incohérences, découvre un passé trouble à la femme de chambre, et s’attache à dénoncer une accusation qui veut profiter du pouvoir et de l’argent de DSK.

Les erreurs

L’un des plus importants rebondissements de l’affaire, le premier à mettre en doute la parole de la plaignante, est une conversation téléphonique.

Nafissatou Diallo aurait, au lendemain des faits, confié à l’un de ses proches, en prison, que « Ce type a de l’argent, je sais ce que je fais ».

La conversation, en foulani, un dialecte peul peu commun, a demandé plusieurs semaines de travail : sa retranscription délicate est en cause, mais aussi le manque de traducteurs foulani-anglais fiables. L’avocat de Nafissatou Diallo, Me Kenneth Thomson, soulève cependant une erreur d’importance majeure :

« Il y avait un interprète peul dans la salle. Et nous avons tous écouté cet enregistrement, encore et encore. Il montre que la victime n’a jamais prononcé ses mots […]. Elle a dit à cette personne que « quelqu’un a essayé de me violer et c’est un homme important » ». déclare-t-il au New York Times.

Cette version de la défense place la traduction du dialecte au centre des débats : la question de l’argent est-elle mentionnée ? La réponse sera déterminante pour l’image de la plaignante aux yeux du jury : une victime ou une opportuniste ?

Les conclusions du 22 août, dans le rapport du procureur Cyrus Vance, sont fermes quand au sens global du texte, mais reconnait des divergences possibles :

« cet appel a été traduit et certifié conforme par deux traducteurs peul-anglais. Bien que divergents dans le mot-à-mot précis, les deux traductions sont sur le fond similaires sur la question de gagner de l’argent avec l’assistance d’un avocat spécialisé au civil. »

(Traduction de l’original en anglais fournie par le site Le Point)

3 Responses to Affaire DSK : la traduction est-elle coupable?

  1. Elodie Gounot dit :

    Merry XMAS to all of you guys

  2. Thierry dit :

    Mon traducteur est anglais il s’appelle Peul

  3. Stéphan dit :

    Happy new year, best wishes, on se voit bientôt ^^

Laisser un commentaire